Speech 7 min read

Veterans’ decoration ceremony

11 November 2022

Mr. Minister of the Armed Forces,
Mr. Army General, Grand Chancellor of the National Order of the Lion,
Mr. Army General, Chief of the General Staff of the Armed Forces,
Mr. Army General, High Commander of the National Gendarmerie and Director of Military Justice,
Mr. Rear Admiral, Chief of the Private Staff,
Mr. Director of the National Office for Veterans and War Victims,
Madam Regional Councilor of Île-de-France, President of the Association for the Memory and History of Senegalese Tirailleurs,
Dear compatriot veterans,

First of all, I would like to extend a warm welcome to you and offer my best wishes for your health and well-being. I hope you had a pleasant flight.

By receiving you upon your return, I wanted to honor you on behalf of the Nation and pay tribute to all your fellow soldiers, both living and deceased.

This ceremony is, therefore, an act of remembrance, recognizing the immense sacrifices made by all our veterans in the defense of freedom. It also serves as a reminder of the long history of injustices against the tirailleurs (Senegalese soldiers).

Amid the sounds of bombs and in foreign lands, the tirailleurs fought in all the battles, on all the fronts, in all the trenches. They were there during the Battle of the Marshes of Saint Gond, the battles of Picardy and Artois. They fought in the battles of Champagne and Perpignan, the Dardanelles, and Verdun. They were on the fronts of the Somme, Argonne, Normandy, the Chemin des Dames, Toulon, Dunkirk, Saint Michel, and many others.

General De Gaulle himself acknowledged this, saying, “In those terrible years, Africa became the refuge of our honor and our independence.”

Indeed, alongside their European brothers-in-arms, the tirailleurs valiantly helped to write the glorious history of Liberation, through blood, sweat, and tears.

We pay tribute to all veterans, from Africa, Europe, and all continents, for the sacrifices they made. However, out of a duty to remember, we cannot forget the injustices committed against our tirailleurs.

We cannot forget the unequal pensions, the slow or blocked promotions, being placed under the command of less-ranked metropolitan officers, the inability to command non-indigenous troops, the segregated mess halls, the separate voyages on different ships, and other forms of discrimination.

We cannot forget the horror of the summary executions at the Thiaroye Camp on December 1, 1944. Sadly, this too is part of the history of the tirailleurs.

Recalling history in its entirety, without omission or resentment, is to remind us that the values of peace, freedom, and equal dignity are universal because they are tied to human nature.

Thus, dear veterans, in welcoming you today, we also celebrate a long-overdue justice, as you can now finally live at home with your families and continue receiving your full pensions. This is only just.

I commend this measure by the French authorities, which aligns with the course of history.

I would also like to pay tribute to you, Madam Aïssata Seck, Regional Councilor of Île-de-France and President of the Association for the Memory and History of Senegalese Tirailleurs, for the tireless fight you continue to lead in defense of the rights of our veterans.

I recall that thanks to your decisive efforts, the tirailleurs were able to obtain French nationality. For all these reasons, you deserve our gratitude and the distinction you have received.

The history of war is never ordinary. It is rarely told in full. Though we may know part of it, we did not live it ourselves, but it lives on in us through the act of remembrance. It belongs to those who endured it, risking their lives and their freedom.

That is why we are so proud of you, dear veterans.
I salute you with respect and affection and wish you a safe return to your respective homes.

Thank you.


Cérémonie de decoration d’anciens combattants 

11 novembre 2022

Monsieur le Ministre des Forces Armées, Monsieur le Général de corps d’armée, Grand Chancelier de l’Ordre national du Lion,

Monsieur le Général de corps d’armée, Chef d’état-major général des Armées,

Monsieur le Général de corps d’armée, Haut Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la justice militaire,

Monsieur le Contre-Amiral, Chef d’Etat-major particulier, 

Monsieur le Directeur de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre, 

Madame la Conseillère régionale Ile de-France, Présidente de l’Association pour la Mémoire et l’histoire des tirailleurs sénégalais, Chers compatriotes anciens combattants,

Je tiens d’abord à vous souhaiter la bienvenue et à vous adresser mes meilleurs vœux de bonne santé et de bien-être. J’espère que vous avez fait un bon vol. 

En vous recevant dès votre retour, j’ai tenu à vous honorer au nom de la Nation, et à rendre hommage à tous vos frères d’armes, vivants et défunts.

Cette cérémonie est donc un exercice de mémoire, en reconnaissance des sacrifices immenses de tous nos anciens combattants pour la défense de la liberté.

Elle est aussi un rappel de la longue série d’injustices contre les tirailleurs.

Sous les fracas des bombes et dans des paysages étrangers, les tirailleurs ont été de tous les combats, de tous les fronts, de toutes les tranchées. 

Ils étaient de la bataille des marées de Saint Gond, de celles de Picardie et d’Artois. 

Ils étaient des combats de Champagne et de Perpignan, des Dardanelles et de Verdun.

Ils étaient aux fronts de la Somme, d’Argonne, de  Normandie, du Chemin des Dames, de Toulon, de Dunkerque, de Saint Michel et j’en passe.

Le Général De Gaulle ne s’y est pas trompé en disant, je cite : « qu’en ces années terribles, l’Afrique fait le refuge de notre honneur et de notre indépendance ». 

Aux côtés de leurs frères d’armes européens, les tirailleurs ont en effet vaillamment contribué à écrire, dans le sang, la sueur et les larmes, la glorieuse histoire de la Libération.

Nous rendons hommage à tous les anciens combattants, d’Afrique, d’Europe et de tous les continents, pour les sacrifices consentis. 

Mais par devoir de mémoire, nous ne pouvons oublier les injustices à l’encontre de nos tirailleurs.

Nous ne pouvons oublier les pensions inégales, les avancements lents et bloqués, le placement sous les ordres de métropolitains moins gradés, l’impossibilité de commander des troupes non indigènes, les mess séparés, les voyages sur des bateaux différents, entre autres discriminations.

Nous ne pouvons oublier l’horreur des exécutions sommaires au Camp de Thiaroye, le 1e décembre 1944. 

Hélas, c’est cela aussi l’histoire des tirailleurs…  

Rappeler l’histoire, toute l’histoire, sans trou de mémoire et sans ressentiment, c’est rappeler que les valeurs de paix, de liberté et d’égale dignité sont d’essence universelle, parce qu’elles sont attachées à nature humaine.

Ainsi, chers anciens combattants, en vous souhaitant la bienvenue, nous célébrons aujourd’hui une injustice réparée, parce que vous pouvez, enfin, vivre chez vous en famille, et continuer de percevoir l’intégralité de vos pensions. Ce n’est que justice.

Je salue cette mesure des autorités françaises qui va dans le sens de l’histoire.

Je tiens, également, à vous rendre hommage, Madame Aïssata Seck, Conseillère régionale Ile de-France et Présidente de l’Association pour la Mémoire et l’histoire des tirailleurs sénégalais, pour le combat inlassable que vous continuez de mener pour la défense des droits de nos anciens combattants.

Je rappelle que c’est grâce à votre contribution décisive que les tirailleurs ont pu obtenir la nationalité française.

Pour toutes ces raisons, vous méritez notre reconnaissance et la distinction qui vous a été décernée.

L’histoire de la guerre n’est jamais ordinaire. Elle est rarement dite de façon intégrale. Si nous en connaissons un bout, nous ne l’avons pas vécue, mais elle vit en nous par l’exercice de mémoire ; et elle appartient à ceux qui l’ont faite, au péril de leur vie et de leur liberté. 

C’est pourquoi nous sommes si fiers de vous, chers anciens combattants.

Je vous salue avec respect et affection et vous souhaite bon retour dans vos foyers respectifs.

Je vous remercie.